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Carte du monde en projection Equal Earth : les 22 marchés d’Afrique francophone couverts par le livre sont mis en évidence

La finance digitale en Afrique francophone — Fondamentaux et écosystème

Couverture : La finance digitale en Afrique francophone, Fondamentaux et écosystème, Jean M. Yenga, L'Harmattan

Paru le 15 octobre 2026

  1. Le livre en chiffres

    • 22pays
    • 10banques centrales
    • 3ensembles monétaires
    • 496pages
    • 32illustrations
  2. Pour les fintechs

    Avant d’entrer sur un marché : qui agrée, qui supervise, quel switch, quel modèle de revenus. Les 22 cadres, lus à parité.

    « La première erreur d’un praticien formé en Europe lorsqu’il analyse la régulation fintech en Afrique francophone subsaharienne est de chercher la PSD2. Elle n’existe pas. »
    Chapitre 3, p. 113
  3. Pour les banques

    Le modèle économique de chaque acteur, flux de revenus par flux de revenus, pour décider où se placer.

    « Une banque émettrice, un opérateur de monnaie électronique, une fintech B2B et un switch régional ne gagnent pas leur vie de la même façon — même quand ils participent nominalement à la même transaction. »
    Chapitre 7, p. 331
  4. Pour les régulateurs

    Une lecture comparée des cadres, des infrastructures partagées et des écarts entre zones.

    « Les rails de paiement instantané partagés sont en construction active en UEMOA, plus en retrait en CEMAC, inexistants comme infrastructure régionale dans la majorité des marchés indépendants. »
    Chapitre 4, p. 175
  5. Pour les investisseurs

    Les chiffres du marché avec leurs sources et leurs limites, pour une analyse sans angle mort.

    « Ces chiffres sont réels. Ils ne sont pas toute la réalité. »
    Chapitre 8, p. 375
  6. Pour les enseignants

    Neuf chapitres, un glossaire opérationnel et 32 illustrations sourcées : une base de cours.

    « Les définitions sont opérationnelles, calibrées sur les usages des praticiens en Afrique francophone subsaharienne. »
    Glossaire, p. 443

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L’argument

Une fintech qui se lance à Kinshasa, une autre qui s’étend de Dakar à Douala, un acteur étranger qui prépare son entrée en Afrique francophone : l’information réglementaire, concurrentielle et historique dont ils ont besoin existe, mais elle est dispersée dans vingt-deux juridictions et rarement consolidée, tandis que la littérature abondante est écrite en anglais, depuis le Kenya, le Nigeria ou l’Afrique du Sud.

Ceux qui forment et ceux qui financent rencontrent le même mur. Les établissements d’enseignement supérieur disposent d’ouvrages sur la banque et sur l’assurance, mais d’aucun sur la finance digitale africaine francophone, alors qu’une génération de diplômés et d’entrepreneurs entre aujourd’hui dans le secteur. Quant aux investisseurs, incubateurs et accélérateurs qui se multiplient dans la zone, ils analysent des rapports d’industrie construits à l’échelle continentale, où l’Afrique francophone tient en une ligne.

Cet ouvrage rassemble cette matière pour les vingt-deux marchés d’Afrique francophone subsaharienne, à partir des textes réglementaires, des publications institutionnelles et de la lecture critique de praticiens en exercice. On y trouve la trajectoire du secteur depuis 1960, les trois architectures monétaires et leurs dix banques centrales, les cadres réglementaires des trois zones, les sept familles d’acteurs et les six lignes de revenus, dont la rente du float. Il traite un angle mort, le régulateur télécom, condition de l’essor du paiement mobile. Et il donne l’état réel de l’inclusion financière, derrière les taux publiés.

Sommaire

Lire l’extrait sur le site de L’Harmattan →

Chapitre 1 Trajectoire : comment l’écosystème s’est construitp. 19

« Ce que l’on observe en 2026 est le résultat de soixante ans d’empilements : banques coloniales, crises et privatisations, transferts informels, premières frictions régulatoires, déploiement de la monnaie électronique, entrée des fintechs. » — p. 19

Chapitre 2 Géographie monétaire et institutionnellep. 55

« Le franc CFA n’est pas une monnaie : ce sont deux monnaies, gérées par deux banques centrales, compensées par deux switches monétiques, supervisées par deux commissions bancaires distinctes. » — p. 55

Chapitre 3 Cadres réglementairesp. 113

« La première erreur d’un praticien formé en Europe lorsqu’il analyse la régulation fintech en Afrique francophone subsaharienne est de chercher la PSD2. Elle n’existe pas. » — p. 113

Chapitre 4 Socles publics : identité, données, infrastructures partagéesp. 175

« Les rails de paiement instantané partagés sont en construction active en UEMOA, plus en retrait en CEMAC, inexistants comme infrastructure régionale dans la majorité des marchés indépendants. » — p. 175

Chapitre 5 Acteurs de l’écosystèmep. 211

« La confusion sur les acteurs est l’une des plus coûteuses de l’écosystème. » — p. 211

Chapitre 6 Infrastructures de paiementp. 263

« L’écart entre le temps de la promesse et le temps du règlement est la propriété fondamentale à comprendre avant d’analyser une infrastructure de paiement. » — p. 263

Chapitre 7 Modèles économiques et flux de revenusp. 331

« Une banque émettrice, un opérateur de monnaie électronique, une fintech B2B et un switch régional ne gagnent pas leur vie de la même façon — même quand ils participent nominalement à la même transaction. » — p. 331

Chapitre 8 Inclusion financièrep. 375

« Ces chiffres sont réels. Ils ne sont pas toute la réalité. » — p. 375

Chapitre 9 Conclusion et synthèsep. 433

« Pour le lecteur pressé, c’est ici qu’il faut commencer ; pour le lecteur méthodique, c’est ici qu’il faut revenir. » — p. 433

Glossaire Termes techniques du volumep. 443

« Les définitions sont opérationnelles, calibrées sur les usages des praticiens en Afrique francophone subsaharienne. » — p. 443

Contribuer

Ce livre est conçu pour être révisé. « Si vous repérez une erreur factuelle, une donnée périmée, une imprécision, ou si vous disposez d’une information de terrain qui complète ou contredit ce qui est écrit ici, écrivez. » — Contribuer à ce livre, p. 455

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L’auteur

Jean M. Yenga

Jean M. Yenga travaille depuis plus de vingt ans sur les paiements et la monnaie électronique en Afrique francophone. Il commence en 2004 chez MTN Cameroon, où il est responsable de la sécurité des systèmes d’information au moment où la monnaie électronique se lance.

Il rejoint ensuite les systèmes d’information d’entreprise : Oracle de 2013 à 2018, notamment pour le secteur public en Afrique de l’Ouest, puis SAP et Atos, auprès des banques, des opérateurs télécoms et des administrations. À partir de 2021, il conduit chez Visa les partenariats fintech et numériques sur dix-sept marchés d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

De ce parcours vient la thèse du livre : une même solution de paiement ne se déploie pas de la même façon à Dakar, à Douala et à Kinshasa. Il vit et travaille à Abidjan. La finance digitale en Afrique francophone est le premier volume d’une série de trois.